Aller au contenu principal
Actualité - Parc informatique & sécurité

Fin du support Windows 10 : ce que cela change pour une PME

La fin du support Windows 10 oblige à arbitrer entre migration, renouvellement et remise à niveau de la sécurité des postes.

Où en est-on, les quatre voies possibles pour un poste encore sous Windows 10, les exigences de Windows 11 et un plan en cinq étapes.

Mis à jour le

À retenir

  • Le support de Windows 10 a pris fin le 14 octobre 2025 : les PC fonctionnent, mais Microsoft ne fournit plus de mises à jour de sécurité, de fonctionnalités ni de support technique pour cette version, sauf abonnement ESU.
  • Quatre voies : passer à Windows 11, remplacer le poste, souscrire les mises à jour de sécurité étendues (payantes, limitées à trois ans) ou isoler le poste en dernier recours.
  • La compatibilité Windows 11 se joue sur le processeur, le TPM 2.0, le démarrage sécurisé, la mémoire (4 Go) et l’espace disque (64 Go) : relevez les postes réels avant de décider.
  • Priorité aux postes qui manipulent des données sensibles ou sont exposés à Internet, et migration par vagues.

Où en est-on : une date passée, pas à venir

Le support de Windows 10 a pris fin le 14 octobre 2025. Ce n’est donc plus une échéance à anticiper mais une situation à traiter : un poste resté sous Windows 10 fonctionne, mais il n’est plus protégé comme avant. D’après Microsoft, ces PC continuent de démarrer et de servir ; en revanche, à partir de cette date, la société ne fournit plus pour cette version l’assistance technique, les nouvelles fonctionnalités ni les mises à jour de qualité, correctifs de sécurité compris.

Le CERT-FR, l’équipe de veille et de réponse de l’ANSSI, avait prévenu dans une actualité du 23 avril 2025 : passée cette date, les vulnérabilités découvertes ne seraient plus corrigées et constitueraient « un risque de sécurité majeur » pour tout système d’information qui utiliserait encore ce système. Il recommandait de migrer vers une version encore supportée, et, à défaut, d’isoler les machines concernées du reste du système d’information pour limiter les conséquences d’une compromission.

Pour une PME, le sujet n’est donc pas « faut-il agir ? » mais « dans quel ordre, et pour quels postes ? ».

Les quatre voies pour un poste sous Windows 10

Chaque poste encore sous Windows 10 relève de l’une de ces quatre voies. Le bon choix dépend de son âge, de son rôle et des logiciels qu’il fait tourner.

Les voies possibles pour un poste sous Windows 10
VoieCe que cela impliqueÀ savoir
Passer à Windows 11Mise à niveau sur le même matériel, si le poste répond aux exigences de Windows 11.Il faut Windows 10 version 2004 ou ultérieure avec la mise à jour de sécurité du 14 septembre 2021 au minimum ; la compatibilité du matériel est le point de blocage le plus courant (voir ci-dessous).
Remplacer le posteAchat d’un poste sous Windows 11, avec migration de l’environnement de l’utilisateur.C’est la voie normale pour les machines non éligibles ; elle se combine avec le renouvellement du parc (voir renouvellement du parc informatique).
Souscrire les mises à jour de sécurité étendues (ESU)Abonnement payant qui prolonge les correctifs de sécurité de Windows 10 pour les PC inscrits.Selon Microsoft, l’abonnement s’achète par année, est cumulatif (acheter la deuxième année suppose de payer la première) et court au maximum trois ans après la fin du support ; il exige Windows 10 version 22H2 ; il ne comprend ni nouvelles fonctionnalités ni support technique général.
Isoler le posteLe laisser en service, séparé du reste du réseau et sans accès sensible.Le CERT-FR le présente comme une mesure compensatoire quand la migration est impossible, pas comme une solution durable.

L’ESU achète du temps, pas une solution : c’est un plan de sortie qui doit accompagner l’abonnement, pas le remplacer. Sur son tarif, Microsoft indique que le prix double chaque année, sur trois ans au maximum ; le tarif applicable à votre entreprise se demande à votre revendeur.

Quels postes peuvent passer à Windows 11

Pour savoir quels postes peuvent passer à Windows 11, comparez chaque machine aux exigences minimales publiées par Microsoft :

  • processeur de 1 GHz ou plus, avec deux cœurs ou plus, sur la liste des processeurs 64 bits compatibles ;
  • 4 Go de mémoire ou plus, et 64 Go ou plus d’espace disque disponible ;
  • micrologiciel UEFI compatible avec le démarrage sécurisé (Secure Boot) ;
  • module TPM (Trusted Platform Module) en version 2.0 ;
  • carte graphique compatible DirectX 12 ou ultérieur avec un pilote WDDM 2.0.

Vérifiez en priorité le processeur et le TPM. Avant de conclure qu’un poste est inéligible, contrôlez si le TPM ou le démarrage sécurisé sont présents mais désactivés dans les réglages du micrologiciel (BIOS). Ne renouvelez pas un poste sur la seule foi d’une estimation à l’œil : relevez ses caractéristiques réelles avec un outil d’inventaire, ou faites-le relever par votre prestataire. Notre page migration Windows 11 en PME détaille la démarche.

Un plan en cinq étapes

Un plan simple, à appliquer même si l’échéance est passée :

  1. Inventaire. Liste de tous les postes sous Windows 10 : modèle, âge, version (22H2 ou plus ancienne), utilisateur, logiciels métier installés, accès à des données sensibles. La checklist de l’audit du parc informatique peut servir de trame.
  2. Classement. Postes éligibles à Windows 11, postes à remplacer, postes à isoler en attendant. Traitez d’abord ceux qui manipulent des données sensibles ou qui sont exposés à Internet (messagerie, navigation).
  3. Vérifications avant bascule. Compatibilité des logiciels métier et des périphériques (imprimantes, lecteurs, scanners), sauvegarde des données locales, pilotes.
  4. Vagues. Migrer par petits lots, en commençant par un groupe pilote, pour repérer les problèmes avant de généraliser.
  5. Contrôle. Mises à jour actives, protection en place (antivirus, chiffrement du disque), authentification multifacteur sur les comptes, et retrait des anciens postes du réseau.

Une illustration (scénario fictif)

Scénario illustratif, pas un cas réel. Un cabinet de dix-huit personnes découvre à l’inventaire que la majorité des postes sont éligibles à Windows 11, quelques-uns sont refusés à cause du processeur, et un poste de comptabilité fait tourner un logiciel ancien dont l’éditeur ne confirme pas la compatibilité. Le plan retenu : mise à niveau des postes éligibles par vagues, remplacement des postes refusés, et, pour le poste de comptabilité, remplacement ou isolement provisoire le temps d’obtenir la version compatible du logiciel. Le budget se pilote poste par poste, pas par un renouvellement global.

Questions fréquentes

Mes postes sous Windows 10 vont-ils s’arrêter de fonctionner ?

Non. Microsoft indique que les PC continuent de fonctionner. En revanche, ils ne reçoivent plus de mises à jour de sécurité (sauf abonnement ESU), ni de nouvelles fonctionnalités, ni de support technique : chaque nouvelle vulnérabilité reste ouverte.

Les mises à jour de sécurité étendues (ESU) sont-elles une solution ?

C’est une solution transitoire : abonnement payant par année, cumulatif, pour trois ans au maximum après la fin du support, pour des PC en Windows 10 version 22H2, sans nouvelles fonctionnalités ni support technique général. Elle donne du temps pour migrer, elle ne remplace pas la migration.

Comment savoir si un PC peut passer à Windows 11 ?

Comparez ses caractéristiques aux exigences de Microsoft (processeur compatible, TPM 2.0, démarrage sécurisé UEFI, 4 Go de mémoire, 64 Go d’espace disque). Avant de conclure, vérifiez si le TPM ou le démarrage sécurisé sont présents mais désactivés dans le BIOS.

Faut-il tout remplacer d’un coup ?

Non. Un inventaire permet de séparer les postes éligibles à la mise à niveau, ceux à remplacer et ceux à isoler provisoirement, puis de planifier par vagues en commençant par les postes les plus sensibles.

Sources et vérifications

Sources consultées le 26 septembre 2026 :

Les conditions et tarifs de Microsoft évoluent : confirmez-les auprès de votre revendeur avant toute décision. Cette page ne donne aucun tarif.

Combien de vos postes tournent encore sous Windows 10 ?

Nous pouvons dresser l’inventaire de votre parc, dire quels postes passent à Windows 11 et lesquels doivent être remplacés, puis planifier la migration par vagues.

Une question ? Parlons-en directement.

Nos équipes répondent du lundi au vendredi, 9h15–18h30. Pas de standard, pas d'attente.

Ce que disent nos clients

« Nous avons changé de prestataire après des années de galères. La transition s'est faite sans aucune interruption - ils ont repris tous nos accès, documenté notre parc et géré la résiliation. Très professionnel. »

★★★★★ Associé gérant, cabinet d'avocats · Paris 8e

« La migration Microsoft 365 s'est faite en un week-end, sans perte de données et sans déranger mes équipes. Evoir a tout géré, y compris la formation des collaborateurs le lundi matin. »

★★★★★ Directeur général, PME BTP · Paris 16e

« Le déploiement du Wi-Fi professionnel a résolu tous nos problèmes de connectivité. Réseau invités séparé, couverture totale des salles de réunion. Exactement ce dont on avait besoin. »

★★★★★ Directrice, agence immobilière · Paris 17e
Retour en haut de page