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Actualité - Reprise de prestataire

Changer de prestataire informatique : comment reprendre la main proprement

Changer de prestataire ne consiste pas seulement à résilier un contrat : il faut surtout reprendre les accès, la documentation et les dépendances sans casser la production.

Ce guide détaille ce qu’il faut inventorier et récupérer, de quoi dépend le délai réel, l’ordre d’une transition sans coupure et les pièges qui coûtent le plus cher.

À retenir

  • Le vrai risque n’est pas le contrat : ce sont les accès, licences, domaine, messagerie, téléphonie et sauvegardes qui appartiennent à l’ancien prestataire ou sont administrés par lui.
  • Le délai dépend de trois choses : le préavis et la reconduction du contrat, le périmètre repris, et la coopération du prestataire sortant.
  • Ordre sûr : inventorier, prendre la propriété des accès, tester les sauvegardes, faire chevaucher les deux prestataires, basculer par lots, révoquer les accès de l’ancien, clôturer avec restitution ou suppression des données.
  • Ne résiliez pas avant d’avoir récupéré et vérifié.

Avant de résilier : cartographier ce que le prestataire détient

Un changement de prestataire échoue rarement sur le contrat. Il échoue sur ce qui est resté au nom de l’ancien : un compte administrateur, un domaine, des licences revendues, une console de sauvegarde. Avant toute lettre de résiliation, dressez la liste ci-dessous et notez, pour chaque ligne, qui en est titulaire et qui détient les identifiants.

Les éléments à inventorier avant de résilier
ÉlémentÀ savoirÀ obtenir
Nom de domaine et DNSQui est titulaire chez le registrar, qui gère la zone DNSTitularité au nom de l’entreprise, accès au registrar, export de la zone
Microsoft 365 ou autre suiteQui est administrateur général, qui facture l’abonnementAu moins deux administrateurs propres à l’entreprise, rôles du partenaire retirés
SauvegardesOù elles sont, sous quel compte, facturées à quiUn test de restauration avant tout transfert
Pare-feu, Wi-Fi, réseauMots de passe d’administration, configurationExport des configurations, schéma du réseau
Téléphonie et numérosOpérateur, titulaire des lignesProcédure de portabilité, lancée tôt
Licences, antivirus, accès à distanceClés, consoles, comptes du prestataireTransfert des licences, révocation des accès en fin de transition
Cas particulier de Microsoft 365

Si votre prestataire est revendeur Microsoft, le centre d’administration (Paramètres, Relations avec les partenaires) liste les partenaires et leurs rôles, et permet de les retirer. Microsoft précise que, même sans le rôle d’administrateur général, le partenaire peut continuer à effectuer des achats en votre nom : il faut lui demander de retirer cette capacité dans le Partner Center. Microsoft recommande une revue trimestrielle de ces privilèges.

De quoi dépend le délai

« Combien de temps ? » est la première question. La seule réponse sérieuse est « cela dépend de trois choses ».

  • Le contrat. Durée, reconduction, préavis, conditions de restitution : relisez-les avant tout (voir ce que contient un contrat d’infogérance). Ils fixent la première date à laquelle la relation peut s’arrêter sans surcoût.
  • Le périmètre. Reprendre le seul support n’a rien à voir avec reprendre en même temps la messagerie, la téléphonie et l’hébergement. Chaque brique a sa procédure : transfert de domaine, portabilité des numéros, migration de boîtes.
  • La coopération de l’ancien prestataire et la qualité de la documentation qu’il remet.

La méthode de reprise d’Evoir est décrite sur la page process sans coupure et présentée comme une reprise en 30 jours dans le parcours « Changer de prestataire ». Le calendrier réel se fixe, comme pour toute reprise, après audit de votre périmètre.

L’ordre d’une transition sans coupure

  1. Inventorier les accès, contrats, factures et dépendances (tableau ci-dessus, et la checklist d’audit du parc informatique).
  2. Prendre la propriété des accès critiques. Des administrateurs propres à l’entreprise, un coffre de mots de passe qui lui appartient, des adresses de récupération qui ne dépendent pas du prestataire.
  3. Vérifier les sauvegardes par un test de restauration avant tout transfert : c’est l’assurance de pouvoir revenir en arrière.
  4. Faire chevaucher les deux prestataires sur un périmètre limité : le nouveau documente et prend la main, l’ancien reste responsable jusqu’à la bascule.
  5. Basculer par lots (par exemple support, puis messagerie, puis téléphonie), hors périodes de clôture ou de forte activité, avec un retour arrière prévu pour chaque lot.
  6. Révoquer les accès de l’ancien prestataire : comptes, VPN, outils de prise en main à distance, relations partenaires Microsoft, mots de passe qu’il connaissait, clés d’API.
  7. Clôturer : restitution ou suppression des données qu’il détient, attestation écrite, dernière facture. La page process sans coupure et le service résilier sans risque détaillent la démarche.

Ce qu’il faut demander au prestataire sortant

Regardez d’abord ce que prévoit le contrat. Pour les données personnelles, la CNIL rappelle que le contrat de sous-traitance (article 28 du RGPD) doit prévoir les conditions de restitution et de destruction des données en fin de contrat. Une demande écrite, datée et rattachée aux clauses de fin de contrat évite les discussions orales.

  • la liste des actifs et des services sous son administration ;
  • les exports : boîtes mail, fichiers, configuration du pare-feu et du Wi-Fi, sauvegardes ;
  • les identifiants, le coffre de mots de passe et les clés de licence ;
  • la documentation à jour : schéma réseau, inventaire du parc, procédures, contacts des éditeurs ;
  • une réunion de passation, puis une attestation écrite de restitution et de suppression des données qu’il conserve.

En cas de désaccord sur ce que le contrat impose, consultez votre conseil juridique avant d’escalader. Le modèle d’e-mail d’accès temporaire pour un prestataire externe et la page récupérer les accès lors d’un changement de prestataire complètent ce point.

Les pièges qui coûtent le plus cher

  • Domaine ou licences au nom du prestataire. Le jour de la résiliation, vous n’en êtes pas propriétaire.
  • Un seul administrateur, et il est chez l’ancien. Plus personne, chez vous, ne peut modifier un droit ou une adresse.
  • Sauvegardes hébergées chez l’ancien, coupées avec le contrat.
  • Préavis ou reconduction ignorés. Vous payez deux prestataires, ou vous reconduisez un contrat que vous vouliez quitter.
  • Bascule en période de clôture ou de forte activité.
  • Accès de l’ancien prestataire jamais révoqués, y compris les outils de prise en main à distance et les relations partenaires.
  • Authentification à deux facteurs enregistrée sur des appareils du prestataire : à reprendre avant la fin (voir le MFA sur Microsoft 365).

Questions fréquentes

Combien de temps prend un changement de prestataire informatique ?

Il n’existe pas de durée type honnête : elle dépend du contrat (préavis, date de reconduction), du périmètre (support seul, ou messagerie, téléphonie et hébergement) et de la coopération du prestataire sortant. Un audit du périmètre permet de fixer un calendrier réaliste, brique par brique.

Peut-on changer de prestataire sans coupure de service ?

Une coupure n’est pas une fatalité : elle traduit le plus souvent une transition mal préparée. Le chevauchement des deux prestataires, la bascule par lots et un plan de retour arrière pour chaque lot réduisent fortement le risque, sans pouvoir le supprimer à coup sûr.

Que faire si l’ancien prestataire ne répond plus ou refuse de rendre les accès ?

Relisez d’abord le contrat et écrivez-lui : demande datée, précise, rattachée aux clauses de fin de contrat. Identifiez ensuite ce que vous pouvez récupérer directement, en tant que titulaire légal, auprès des tiers (registrar, éditeur, opérateur) : ils demandent généralement des justificatifs de titularité comme un extrait Kbis et une pièce d’identité du représentant légal. En cas de blocage, consultez votre conseil juridique avant de durcir le ton.

Faut-il prévenir l’ancien prestataire avant de signer avec le nouveau ?

Pas avant d’avoir lu le préavis et la forme de résiliation prévus au contrat. Sécurisez d’abord ce que vous pouvez faire sans lui (comptes d’administration propres à votre entreprise, inventaire, tests), alignez la date de début du nouveau contrat sur la fin du préavis, puis notifiez la résiliation selon la forme prévue.

Sources et vérifications

Sources consultées le 26 septembre 2026 :

Chaque contrat est particulier : cette page ne remplace pas la lecture du vôtre, ni l’avis d’un conseil juridique en cas de litige.

Vous voulez reprendre la main sans rupture inutile ?

Nous pouvons dresser l’inventaire de ce que votre prestataire détient, repérer les dépendances et proposer un ordre de reprise lisible, avant toute résiliation.

Une question ? Parlons-en directement.

Nos équipes répondent du lundi au vendredi, 9h15–18h30. Pas de standard, pas d'attente.

Ce que disent nos clients

« Nous avons changé de prestataire après des années de galères. La transition s'est faite sans aucune interruption - ils ont repris tous nos accès, documenté notre parc et géré la résiliation. Très professionnel. »

★★★★★ Associé gérant, cabinet d'avocats · Paris 8e

« La migration Microsoft 365 s'est faite en un week-end, sans perte de données et sans déranger mes équipes. Evoir a tout géré, y compris la formation des collaborateurs le lundi matin. »

★★★★★ Directeur général, PME BTP · Paris 16e

« Le déploiement du Wi-Fi professionnel a résolu tous nos problèmes de connectivité. Réseau invités séparé, couverture totale des salles de réunion. Exactement ce dont on avait besoin. »

★★★★★ Directrice, agence immobilière · Paris 17e
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