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Guide - Facturation électronique 2026-2027

Facturation électronique des PME : calendrier, obligations et plan d’action pour 2026-2027

Depuis le 1er septembre 2026, toutes les entreprises assujetties à la TVA doivent pouvoir recevoir des factures électroniques ; les PME devront aussi en émettre au plus tard le 1er septembre 2027.

Ce guide rassemble le calendrier officiel par catégorie d’entreprise, ce qui change concrètement pour émettre, recevoir, transmettre les données et archiver, la façon de choisir une plateforme agréée et un plan d’action en six étapes. Dernière vérification des sources officielles : 27 septembre 2026.

Mis à jour le

En résumé

  • Depuis le 1er septembre 2026, toute entreprise assujettie à la TVA doit pouvoir recevoir des factures électroniques, par une plateforme agréée.
  • Les PME, TPE et micro-entreprises doivent émettre de la même façon, et transmettre leurs données (e-reporting), au plus tard le 1er septembre 2027.
  • Le plus urgent : choisir sa plateforme, puis préparer logiciel, formats, équipe et preuves. Vérifié le 27 septembre 2026.

Le calendrier officiel, par catégorie d’entreprise

Les dates de ce guide viennent des pages de la DGFiP et des textes publiés au Journal officiel ; chaque tableau indique sa source. Dernière vérification des sources officielles : 27 septembre 2026. Le calendrier a déjà changé avant d’être fixé : l’arrêté du 27 juillet 2026 remplace encore, dans l’article 41 septies D de l’annexe IV au Code général des impôts, l’ancienne date du 1er juillet 2024 par le 1er septembre 2026. Relisez donc toujours la date de la page que vous consultez.

Ce qui s’applique, par catégorie d’entreprise
Catégorie d’entrepriseRecevoir des factures électroniquesÉmettre, et transmettre les données (e-reporting)
Grandes entreprises et entreprises de taille intermédiaire (ETI)Depuis le 1er septembre 2026Depuis le 1er septembre 2026
Petites et moyennes entreprises (PME)Depuis le 1er septembre 2026Au plus tard le 1er septembre 2027 ; entrée anticipée possible
Micro-entreprises, dont les auto-entrepreneurs assujettis à la TVADepuis le 1er septembre 2026Au plus tard le 1er septembre 2027 ; entrée anticipée possible

Sources : DGFiP, « À partir de quand suis-je concerné par la réforme ? » (page modifiée le 16 janvier 2026), foire aux questions « Je découvre la facturation électronique » (version du 1er septembre 2026) et page de l’AIFE, qui rappelle que ce calendrier a été fixé par l’article 91 de la loi de finances pour 2024. Le calendrier de l’e-reporting suit celui de l’émission.

À vérifier avant de décider

La loi de finances pour 2024 (article 91) permet à un décret de fixer une date ultérieure, au plus tard le 1er décembre 2026 pour la première vague et le 1er décembre 2027 pour les PME et micro-entreprises. Les pages de la DGFiP consultées le 27 septembre 2026 maintiennent le 1er septembre 2027 « au plus tard » pour les PME. Le calendrier peut néanmoins évoluer : relisez la page officielle « Je passe à la facturation électronique » le jour où vous arrêtez votre échéance.

Trois situations particulières

  • Entrée anticipée. Une PME ou une micro-entreprise peut entrer dans le dispositif avant le 1er septembre 2027, toujours par une plateforme agréée. L’entrée anticipée en facturation n’a pas d’effet sur l’e-reporting, qui peut commencer séparément, au plus tard à la même date (DGFiP, foire aux questions « Je découvre »).
  • Membre d’un assujetti unique. Le texte de la loi de finances pour 2024 réserve la date de 2027 aux micro-entreprises et PME qui ne sont pas membres d’un « assujetti unique » au sens de l’article 256 C du Code général des impôts (le régime de groupe de TVA). Si votre entreprise appartient à un tel groupe, faites-vous confirmer la date qui s’applique.
  • Factures adressées à la sphère publique. Depuis le 1er septembre 2026, les obligations sont alignées sur celles des échanges entre entreprises. Deux solutions coexistent : passer par une plateforme agréée raccordée à Chorus Pro (cible du dispositif), ou continuer à utiliser les formats actuels de Chorus Pro, une voie destinée à être provisoire (DGFiP, même foire aux questions). Voir la fiche B2G : facturer une entité publique.

Êtes-vous une PME, une micro-entreprise, une ETI ?

La réforme reprend les catégories de l’article 51 de la loi du 4 août 2008 de modernisation de l’économie et de son décret d’application du 18 décembre 2008, telles que la DGFiP les rappelle :

Les catégories d’entreprise retenues par la réforme
CatégorieCritères rappelés par la DGFiP
Micro-entrepriseMoins de 10 personnes, et chiffre d’affaires ou total de bilan annuel qui n’excède pas 2 millions d’euros.
PMEMoins de 250 personnes, et chiffre d’affaires annuel qui n’excède pas 50 millions d’euros ou total de bilan qui n’excède pas 43 millions d’euros.
ETIEntreprise qui n’est pas une PME, avec moins de 5 000 personnes et un chiffre d’affaires qui n’excède pas 1 500 millions d’euros ou un total de bilan qui n’excède pas 2 000 millions d’euros.
Grande entrepriseToute entreprise qui n’entre pas dans les catégories précédentes.

La taille s’apprécie par unité légale, c’est-à-dire par numéro SIREN, au 1er janvier 2025, d’après le dernier exercice clos avant cette date (ou, à défaut, le premier exercice clos à compter de cette date). Sources : DGFiP, foire aux questions « J’approfondis la facturation électronique » (version du 1er septembre 2026), question 1.1, et loi de finances pour 2024, article 91. Voir aussi la fiche calendrier de la réforme du lexique.

Qui est concerné, et pour quelles opérations

Selon la DGFiP, la réforme concerne toutes les entreprises assujetties à la TVA établies en France, quels que soient leur chiffre d’affaires, leur forme juridique ou leur régime d’imposition : les indépendants, les professions libérales et les micro-entrepreneurs y compris ceux qui bénéficient de la franchise en base. Même une entreprise qui n’émet aucune facture doit pouvoir en recevoir. La DGFiP donne l’exemple d’un professionnel de santé dont les soins sont exonérés : il doit avoir choisi une plateforme agréée pour recevoir les factures de ses fournisseurs d’énergie ou d’accès à internet.

Facture électronique ou e-reporting : le critère est votre client

  • Client professionnel établi en France : vous émettez une facture électronique, par votre plateforme agréée. C’est l’e-invoicing, qui vise les opérations entre assujettis établis en France, situées dans le champ de la TVA française.
  • Client particulier, ou client établi hors de France : pas de facture électronique obligatoire, mais la transmission de données à l’administration : l’e-reporting. Un même fournisseur peut relever des deux dispositifs, selon ses clients (voir la fiche facture B2C).
  • Documents autres que des factures : les devis, bons de commande et autres documents commerciaux ne sont pas dans le champ et continuent à s’échanger comme aujourd’hui.

Ce qui sort du champ

Les opérations exonérées de TVA en application des articles 261 à 261 E du Code général des impôts sortent du champ en émission : santé, enseignement et formation, opérations immobilières, opérations des associations à but non lucratif, opérations bancaires, financières et d’assurance, d’après la DGFiP. Une association à but non lucratif, à gestion désintéressée et non assujettie à la TVA n’a pas d’obligation propre d’émission, de transmission ni de réception ; en revanche, ses fournisseurs déclarent en e-reporting les opérations réalisées à son profit, et elle n’a aucune démarche à effectuer (DGFiP, foire aux questions « J’approfondis », question 1.2). Une association assujettie à la TVA, elle, est dans le champ. La page consacrée aux associations non assujetties à la TVA détaille les conséquences pratiques.

Source : DGFiP, « J’approfondis mes connaissances sur la réforme » (page modifiée le 6 janvier 2026) et « Je découvre la facturation électronique » (page modifiée le 26 mai 2026).

Ce qui change concrètement : émettre, recevoir, transmettre, archiver

Émettre : par une plateforme agréée, dans un format structuré

L’émission, la transmission et la réception des factures électroniques s’effectuent « en recourant à une plateforme agréée » (article 289 bis du Code général des impôts, dans sa rédaction issue de l’article 123 de la loi de finances pour 2026). Vous n’adressez donc plus directement vos factures à vos clients professionnels : votre plateforme les envoie à la plateforme de votre client, retrouvée grâce à l’annuaire des destinataires.

  • Un PDF envoyé par e-mail n’est pas une facture électronique. Selon la DGFiP, la facture électronique comporte un socle de données sous forme structurée, ce qui la différencie du PDF ordinaire ou de la facture papier numérisée. La fiche facture électronique et celle sur la dématérialisation expliquent la différence.
  • Les formats. L’arrêté du 27 juillet 2026 (article 41 septies C de l’annexe IV au Code général des impôts) impose aux plateformes de pouvoir transmettre les factures selon au moins l’un des formats suivants, et de savoir tous les recevoir : le format CII (UN/CEFACT) ou le format UBL, chacun avec le profil de la norme européenne EN 16931 ou son extension française, ou un format mixte associant un fichier XML CII et un PDF lisible au format PDF/A-3. Factur-X est le nom du standard franco-allemand de facture mixte (FNFE-MPE). La plateforme d’émission convertit la facture dans l’un de ces formats si nécessaire.
  • Quatre mentions s’ajoutent aux mentions obligatoires actuelles : le numéro SIREN du client, la catégorie de l’opération (livraison de biens, prestation de services, ou les deux), l’option de paiement de la TVA sur les débits le cas échéant, et l’adresse de livraison si elle diffère de l’adresse de facturation (DGFiP).
  • Les données vont à l’administration par votre plateforme. C’est elle qui extrait et transmet les données utiles de la facture (article 289 E du Code général des impôts). La DGFiP précise que le recueil est progressif : 26 données obligatoires en 2026, puis 34 à partir de 2027.

Recevoir : désigner une plateforme, ce qu’il faut faire dès maintenant

Chaque entreprise signe un accord formel avec la ou les plateformes agréées qu’elle désigne pour recevoir ses factures dans l’annuaire (décret n° 2026-677 du 27 juillet 2026, article 242 nonies E bis de l’annexe II au Code général des impôts). Le choix est libre : une ou plusieurs plateformes, distinctes ou non pour l’émission et la réception, et un fournisseur ne peut pas vous imposer un format d’échange (DGFiP, foire aux questions « J’approfondis », question 2.3). Vous pouvez la désigner directement, ou par l’intermédiaire de votre logiciel de gestion, de votre logiciel de comptabilité, de votre expert-comptable ou de votre banque (DGFiP, guide pratique de démarrage).

Si votre client n’a pas encore désigné de plateforme, son adresse ne figure pas dans l’annuaire : votre plateforme d’émission vous informe que la facture n’a pas pu être délivrée, et la facture peut alors, à titre exceptionnel, être transmise par e-mail ou courrier, sans conséquence sur l’exigibilité de la créance ni sur le paiement (DGFiP, « Tout savoir sur la facturation électronique »).

Transmettre les données : l’e-reporting

L’e-reporting comprend deux volets, transmis par votre plateforme agréée : les données de transaction (ventes à des particuliers ou à d’autres non-assujettis, opérations avec des clients étrangers) et les données de paiement, pour les opérations dont la TVA est exigible à l’encaissement, comme, par exemple, les prestations de services. La fréquence dépend du régime de TVA : par exemple, une entreprise en franchise en base transmet tous les deux mois ; une entreprise au régime réel normal mensuel transmet trois fois par mois ses données de transaction et une fois par mois ses données de paiement. Le tableau complet est publié par la DGFiP (fréquences et délais de transmission, mise à jour d’août 2026). En l’absence d’opérations concernées, aucune transmission n’est requise (décret n° 2026-677, article 16). Sans logiciel de caisse ni de facturation, les plateformes pourront proposer des services complémentaires pour la transmission (DGFiP).

Conserver et archiver

La réforme ne remplace pas vos obligations de conservation. D’après Service-Public.gouv.fr (page vérifiée le 1er juillet 2024, antérieure à la réforme), les pièces justificatives comptables, dont les factures clients et fournisseurs, se conservent 10 ans à partir de la clôture de l’exercice, et les documents sur lesquels s’exerce le contrôle fiscal 6 ans. Côté plateforme, l’article 242 nonies E de l’annexe II au Code général des impôts oblige les plateformes agréées à garantir l’authenticité de l’origine, l’intégrité du contenu et la lisibilité des factures qu’elles transmettent, depuis leur émission jusqu’à la fin de la période de conservation. Les documents officiels consultés pour ce guide ne précisent pas que la plateforme archive vos factures à votre place : demandez-le par écrit, avec la durée, le format et les conditions de restitution. Les fiches sur l’archivage électronique et l’archivage à valeur probante détaillent les notions.

Si vous changez de plateforme, l’ancienne doit maintenir pendant un an les services de gestion des statuts et fournir sur demande, sous cinq jours ouvrés, les informations utiles à la continuité de l’activité, et les plateformes doivent mettre gratuitement à disposition une documentation sur la mobilité (articles 242 nonies E bis et E quater). La démarche est détaillée dans l’article changer de plateforme agréée : formalités et délais.

Sanctions : ce que disent les textes, ce que dit l’administration

Deux messages coexistent, et il faut garder les deux en tête. D’un côté, la DGFiP indique que, pendant la phase de démarrage, les sanctions ne seront pas appliquées de façon immédiate, automatique et aveugle aux entreprises qui rencontrent des difficultés réelles, documentées et suivies d’actions de correction ; elle distingue ces situations de l’inertie, de l’évitement ou du refus durable, et précise que cette approche ne constitue ni un report ni une suspension de l’obligation. De l’autre, les textes prévoient bien des sanctions :

Les sanctions prévues par les textes, à la date de vérification
ManquementCe que prévoient les textesSource
Ne pas émettre en format électronique alors que l’obligation s’appliqueAmende de 50 € par facture, plafonnée à 15 000 € par année civile ; la première infraction n’est pas sanctionnée.DGFiP, foire aux questions « J’approfondis », question 2.4 ; article 1737 du Code général des impôts
Ne pas recourir à une plateforme agréée pour recevoir ses facturesMise en demeure de se conformer sous trois mois, puis amende de 500 € ; nouvelle mise en demeure, puis amende de 1 000 €, renouvelable après chaque période de trois mois restée sans effet.Article 1737, IV bis, du Code général des impôts (loi de finances pour 2026, article 123)
Ne pas transmettre les données de transaction ou de paiement (e-reporting)Amende de 500 € par transmission, plafonnée à 15 000 € par année civile ; non appliquée à une première infraction, sur l’année en cours et les trois précédentes, réparée spontanément ou dans les trente jours d’une première demande de l’administration.Article 1788 D du Code général des impôts (loi de finances pour 2026, article 123)

Ces montants sont ceux des textes à la date de vérification : ils ne prédisent pas ce que l’administration appliquera. Pour éviter d’en arriver là, la DGFiP attend de l’entreprise qu’elle puisse démontrer une trajectoire sérieuse de mise en conformité, avec des éléments concrets, datés et cohérents (choix d’une plateforme, échanges avec l’éditeur, tests, tickets, consignes internes). C’est l’objet des deux dernières étapes du plan d’action ci-dessous.

Choisir une plateforme agréée

Ce qu’est une plateforme agréée, et ce qu’elle n’est pas

Une plateforme agréée (PA) est un prestataire de services informatiques immatriculé par la DGFiP pour trois ans renouvelables. La DGFiP lui assigne quatre rôles : émettre, transmettre et réceptionner les factures ; en extraire les données utiles pour l’administration ; construire et transmettre les données d’e-reporting ; mettre à jour l’annuaire pour ses clients. Elle doit notamment être certifiée ISO 27001 sur son activité de facturation électronique, recourir à une offre qualifiée SecNumCloud lorsqu’elle utilise un service d’informatique en nuage externalisé, protéger les accès par une authentification renforcée, ne pas transférer les données hors de l’Union européenne et pouvoir s’interconnecter aux autres plateformes (DGFiP, « Tout savoir sur la facturation électronique » et fiche « Les plateformes agréées », version de septembre 2025).

  • « PDP » est l’ancien nom des PA (plateforme de dématérialisation partenaire) : la loi de finances pour 2026 et le décret n° 2026-677 ont substitué « plateforme agréée » à ce terme. Vous le rencontrerez encore dans des documents ou des offres anciennes : voir la fiche PDP, l’ancien nom de la PA.
  • Le PPF n’est pas une plateforme d’émission. Selon l’AIFE, le portail public de facturation est recentré sur la fonction d’annuaire, qui permet le routage des factures, et sur celle de concentrateur des données transmises à l’administration fiscale. La fiche sur le PPF détaille son rôle.
  • Une solution compatible n’est pas forcément une PA. D’après la DGFiP, un logiciel est une « solution compatible » s’il propose des fonctionnalités adaptées à la réforme et s’il est connecté à au moins une plateforme agréée. Demandez à votre éditeur à quelle plateforme il est raccordé : voir la fiche solution compatible (SC).
  • Les plateformes doivent être interopérables entre elles, par une convention bilatérale ou par l’adhésion à un protocole d’échange en réseau (décret n° 2026-677, article 242 nonies B). La DGFiP précise que le réseau Peppol, canal officiel en Belgique, est facultatif en France.

Vérifier le statut avant de signer

Seules les plateformes immatriculées par la DGFiP peuvent se dire agréées. La DGFiP publie deux listes téléchargeables : celle des opérateurs qui satisfont à l’ensemble des conditions, tests d’interopérabilité compris, et celle des opérateurs qui ont déposé un dossier complet et attendent leur immatriculation définitive (page modifiée le 22 septembre 2026). Contrôlez le nom de la plateforme dans ces listes : ne vous fiez pas à une mention commerciale, et demandez à votre fournisseur dans laquelle des deux il figure. Evoir ne tient aucune liste et ne présente aucune plateforme comme agréée : la liste officielle fait foi.

Huit questions à poser avant de choisir une plateforme
QuestionPourquoi la poserCe qui la fonde
Quel statut, dans quelle liste ?Seule une immatriculation par la DGFiP donne le droit de se dire agréée.DGFiP, fiche « Les plateformes agréées » ; liste des plateformes agréées
Que couvre l’offre : réception seule, émission, e-reporting ?Vous devez recevoir dès maintenant, émettre et transmettre des données à votre échéance ; certaines offres ne couvrent qu’une partie.Rôles des plateformes selon la DGFiP
Est-elle raccordée à votre logiciel, à votre expert-comptable, à votre banque ?Vous gardez vos outils si votre éditeur est une solution compatible raccordée à la plateforme.DGFiP : se rapprocher de son éditeur pour savoir avec quelles plateformes il est raccordé
Quels formats reçoit-elle et émet-elle ?Toute plateforme doit savoir recevoir les formats prévus ; vérifiez celui que votre logiciel produit.Arrêté du 27 juillet 2026, article 41 septies C
Quel prix, pour quels volumes, avec quel engagement ?Le coût dépend du nombre de factures et des services ; la DGFiP signale l’existence d’offres gratuites ou sans surcoût pour les besoins essentiels des plus petites structures.DGFiP, « Tout savoir sur la facturation électronique » (données au 1er août 2026)
Qui administre le compte, avec quelle authentification ?Les accès doivent être maîtrisés et protégés par une authentification renforcée ; prévoyez qui reprend la main en cas d’absence ou de départ.DGFiP : authentification renforcée exigée des plateformes
Où sont conservées les factures, combien de temps, comment les récupérer ?La conservation reste votre obligation ; l’offre peut ou non inclure l’archivage.Article 242 nonies E, 4° ; Service-Public.gouv.fr
Que se passe-t-il si vous changez de plateforme ?Les textes prévoient un accord formel, des délais et des services maintenus un an par l’ancienne plateforme.Décret n° 2026-677, articles 242 nonies E bis, E ter et E quater

Quelle que soit la plateforme, le guide pratique de la DGFiP demande d’engager sans attendre la désignation d’une plateforme pour la réception et, pour l’émission, de faire entrer dans le circuit électronique les flux déjà prêts plutôt que d’attendre que tout le soit.

Plan d’action en six étapes pour une PME

Un ordre de travail simple, du plus urgent au plus durable. Les faits viennent de la DGFiP ; l’ordre et les conseils de mise en œuvre sont notre lecture, à adapter avec votre expert-comptable et votre éditeur.

  1. 1. Inventorier vos flux

    Listez vos clients et fournisseurs assujettis, vos clients particuliers ou établis hors de France (e-reporting), vos outils de facturation, de caisse et de comptabilité, et qui reçoit aujourd’hui les factures. Relevez le SIREN de vos clients : c’est l’une des quatre nouvelles mentions.

  2. 2. Situer votre entreprise dans le calendrier

    Vérifiez votre catégorie (micro-entreprise, PME, ETI) selon les critères de l’article 51 de la loi de 2008, et si vous appartenez à un assujetti unique. Décidez si vous entrez volontairement avant le 1er septembre 2027, pour tester vos outils et former vos équipes.

  3. 3. Choisir et désigner votre plateforme

    La réception est la priorité, puisqu’elle s’applique depuis le 1er septembre 2026. Comparez avec les huit questions ci-dessus, contrôlez le statut dans la liste officielle, puis signez l’accord formel de désignation, directement ou par votre éditeur, votre expert-comptable ou votre banque.

  4. 4. Préparer les données et les formats

    Mettez à jour les modèles de factures avec les quatre nouvelles mentions, fiabilisez les SIREN et les adresses de vos clients (ils servent au routage par l’annuaire), et relevez votre régime de TVA, qui fixe la fréquence de l’e-reporting. Demandez à votre éditeur quel format et quel profil il produit.

  5. 5. Raccorder le logiciel et tester

    Testez d’abord la réception, puis, si vous voulez anticiper, l’émission sur quelques clients. Suivez les statuts (dépôt, rejet, refus, encaissée) : un rejet vient d’un contrôle de format ou de données et se corrige ; un refus est une décision motivée de l’acheteur. N’envoyez pas systématiquement un double par e-mail quand les statuts montrent que la facture est bien arrivée. Si vous utilisez MaGestionCo, sa page dédiée (lien en bas de ce guide) décrit l’intégration avec Pennylane.

  6. 6. Former l’équipe et garder les preuves

    Donnez des consignes à la comptabilité et à l’administration des ventes, décidez qui administre le compte de la plateforme et qui le reprend en cas d’absence, et conservez échanges, tickets, messages de rejet et calendrier de déploiement : ce sont ces éléments, concrets et datés, qui démontrent une trajectoire sérieuse. Comptes, accès, messagerie et conservation sont le volet informatique sur lequel Evoir peut vous accompagner, en complément de votre expert-comptable et de votre éditeur.

Les erreurs fréquentes

Neuf idées reçues qui font perdre du temps, avec ce que disent les sources.

Attendre 2027

La réception est obligatoire depuis le 1er septembre 2026, même pour une entreprise qui n’émet aucune facture.

Croire qu’un PDF par e-mail suffit

Ce n’est pas une facture électronique selon la DGFiP. Pendant le démarrage, une facture reçue autrement n’est pas à écarter, mais l’émetteur soumis à l’obligation est invité à régulariser ou à démontrer sa démarche.

Chercher à émettre sur le PPF

Le PPF est l’annuaire et le concentrateur de l’État : les factures passent par une plateforme agréée.

Oublier l’e-reporting

Ventes aux particuliers, clients étrangers, prestations dont la TVA est exigible à l’encaissement : des données à transmettre, même sans facture électronique.

Confondre « compatible » et « agréé »

Un logiciel compatible est connecté à une plateforme agréée, sans en être une. Vérifiez la liste officielle.

Confondre rejet et refus

Le rejet vient d’un contrôle de la plateforme (format, données) ; le refus est une décision motivée de l’acheteur, qui ne sert pas à un litige commercial.

Doubler chaque envoi par e-mail

Un double systématique crée un risque de double paiement ; la DGFiP recommande de piloter les envois complémentaires à partir des statuts.

Ne garder aucune trace

Sans éléments datés (échanges, tickets, rejets), il est difficile de démontrer une trajectoire sérieuse si l’administration le demande.

Se croire hors champ en franchise en base

Les entreprises en franchise en base et les micro-entrepreneurs sont des assujettis : elles sont concernées, au moins pour la réception.

Glossaire relié au lexique

Le lexique de la facturation électronique compte une fiche par notion. Voici les quinze termes qui reviennent le plus dans ce guide, avec un renvoi vers la fiche correspondante.

Les termes clés et leurs fiches
TermeEn une phrase
Plateforme agréée (PA)Prestataire immatriculé par la DGFiP, par lequel passent l’émission, la transmission et la réception des factures électroniques.
PDP (ancien nom de la PA)Ancien sigle de « plateforme de dématérialisation partenaire », remplacé par « plateforme agréée » dans le Code général des impôts.
PPFPortail de l’État recentré sur l’annuaire et le concentrateur des données ; il n’émet ni ne reçoit vos factures.
Annuaire des entreprisesRéférentiel mis à disposition des plateformes, qui indique la plateforme agréée de chaque entreprise pour recevoir ses factures.
E-invoicingÉchange de factures électroniques entre assujettis établis en France, par plateformes agréées.
E-reportingTransmission à l’administration des données de transaction et de paiement, par la plateforme agréée.
Solution compatible (SC)Logiciel connecté à au moins une plateforme agréée et adapté à la réforme.
Format structuréFacture dont les données peuvent être lues par un logiciel : un PDF ordinaire n’en est pas une.
Factur-XStandard franco-allemand de facture mixte : un PDF lisible et des données XML intégrées.
UBL et CIIDeux syntaxes XML admises pour les factures ; le format mixte embarque un fichier CII.
Norme EN 16931Norme européenne du modèle de données d’une facture électronique, dont les formats admis sont des profils.
Statut de factureÉtat d’une facture dans son cycle de vie ; les textes prévoient les statuts dépôt, rejet, refus et encaissée.
Mentions obligatoiresDonnées que doit porter toute facture, complétées par quatre nouvelles mentions.
DématérialisationPassage d’un document papier ou PDF à des données exploitables par un logiciel, sans ressaisie.
Archivage à valeur probanteConservation des factures dans des conditions qui garantissent leur intégrité et leur lisibilité sur la durée légale.

Questions fréquentes

Quelle amende risque une PME qui n’a pas choisi de plateforme pour recevoir ses factures ?

Le Code général des impôts prévoit une mise en demeure de se conformer dans un délai de trois mois ; si le manquement persiste, une amende de 500 € s’applique, puis de 1 000 €, et une nouvelle amende de 1 000 € est encourue après chaque période de trois mois restée sans effet (article 1737, IV bis, issu de l’article 123 de la loi de finances pour 2026). Pendant la phase de démarrage, la DGFiP indique que les sanctions ne sont pas appliquées de façon automatique aux entreprises qui rencontrent des difficultés mais sont engagées dans une trajectoire sérieuse de mise en conformité ; elle précise que ce n’est ni un report ni une suspension de l’obligation.

Comment savoir si mon entreprise est une PME, une micro-entreprise ou une ETI au sens de la réforme ?

La taille s’apprécie selon l’article 51 de la loi du 4 août 2008 : une micro-entreprise compte moins de 10 personnes et ne dépasse pas 2 millions d’euros de chiffre d’affaires ou de total de bilan ; une PME compte moins de 250 personnes et ne dépasse pas 50 millions d’euros de chiffre d’affaires ou 43 millions d’euros de total de bilan. L’appréciation se fait par unité légale (SIREN), au 1er janvier 2025, d’après le dernier exercice clos avant cette date. En cas de doute, faites confirmer votre catégorie par votre expert-comptable.

Un client peut-il exiger de ma PME des factures électroniques avant septembre 2027 ?

Pas au titre de l’obligation légale : selon la DGFiP, la réforme ne donne pas à un client le pouvoir d’imposer une facture électronique à une entreprise dont l’échéance d’émission est fixée au 1er septembre 2027, et un client ne doit pas refuser le traitement ou le paiement d’une facture au seul motif qu’elle n’est pas électronique. Des accords contractuels ou commerciaux peuvent en revanche organiser des échanges dématérialisés, et des obligations propres peuvent exister pour les factures adressées à la sphère publique. Vous pouvez rappeler votre échéance à votre client, en lui indiquant si vous le souhaitez votre plan de préparation.

Que faire si un fournisseur m’envoie encore une facture par e-mail après le 1er septembre 2026 ?

La traiter : le guide de la DGFiP indique qu’une facture reçue par e-mail, en PDF ou sur papier ne doit pas être écartée au seul motif qu’elle n’a pas suivi le circuit électronique, dès lors qu’elle correspond à une opération réelle et comporte les informations nécessaires, et que le droit à déduction de la TVA n’est pas automatiquement perdu. Vous pouvez demander à un fournisseur soumis à l’obligation d’émission de la transmettre ou de la régulariser par le circuit électronique, mais cette demande n’est pas obligatoire au démarrage. Si la même facture vous parvient par plusieurs canaux, désignez une facture de référence pour éviter tout double paiement.

Comment vérifier qu’une plateforme est bien agréée, et faut-il payer ?

Consultez la liste publiée par la DGFiP sur impots.gouv.fr (page modifiée le 22 septembre 2026) : elle distingue les opérateurs immatriculés de ceux qui attendent leur immatriculation définitive, conditionnée à la réussite des tests d’interopérabilité. Seules les plateformes immatriculées peuvent se dire agréées. Sur le prix, la DGFiP invite à comparer selon vos besoins, vos volumes et vos outils, et indique qu’au 1er août 2026 plus d’une dizaine de plateformes sur les 150 agréées proposaient des offres gratuites ou sans surcoût pour les besoins essentiels des plus petites structures. Evoir n’est pas une plateforme agréée et n’annonce aucun tarif ici.

Faut-il transmettre des données à l’administration si je vends surtout à des particuliers ?

Oui, dès votre échéance : les ventes à des particuliers (et à des clients établis hors de France) relèvent de l’e-reporting de transaction, transmis par votre plateforme agréée selon une fréquence qui dépend de votre régime de TVA. Vous n’émettez pas de facture électronique pour ces ventes, mais l’administration attend les données. En l’absence d’opérations concernées sur une période, aucune transmission n’est requise. Les prestations dont la TVA est exigible à l’encaissement ajoutent des données de paiement.

Sources et vérifications

Sources officielles consultées le 27 septembre 2026 (relues en texte intégral) :

Cette page informe : elle ne constitue pas un avis juridique, fiscal ou comptable. Les textes et les procédures évoluent ; vérifiez-les avant d’agir, avec votre expert-comptable.

Vous voulez faire le point sur l’environnement informatique autour de vos factures ?

Evoir n’est pas une plateforme agréée : nous intervenons sur les accès, la sécurité des comptes, la messagerie et la conservation autour du flux, en complément de votre expert-comptable et de votre éditeur.

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Nos équipes répondent du lundi au vendredi, 9h15–18h30. Pas de standard, pas d'attente.

Ce que disent nos clients

« Evoir gère notre informatique depuis 4 ans. Un seul interlocuteur qui connaît notre cabinet par cœur, des interventions rapides et jamais de surprise sur la facture. Je recommande sans hésiter. »

★★★★★ Directrice administrative, cabinet médical · Paris 15e

« Notre cabinet a subi une tentative de ransomware. Evoir est intervenu en moins d'une heure, a isolé les postes concernés et restauré les données. Pas de rançon payée, reprise le lendemain matin. »

★★★★★ Associée, cabinet d'avocats · Paris 6e

« Nous avons changé de prestataire après des années de galères. La transition s'est faite sans aucune interruption - ils ont repris tous nos accès, documenté notre parc et géré la résiliation. Très professionnel. »

★★★★★ Associé gérant, cabinet d'avocats · Paris 8e
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